UNE PETITE VILLE DANS LA TOURMENTE

(1939-1945)

Bernard DESCROIX, collaboration Michel CHINAL
Société s'Archéologie du Beaujolais, Anse 1986 ISBN 2-9501769-0-9 (épuisé)

A la mémoire de toutes les victimes civiles et militaires qui ont versé leur sang à ANSE ou dans les environs pour que notre pays retrouve la liberté, la paix et la dignité. B. D.

Aux portes de notre beau pays beaujolais, entre LYON et MACON, traversée par la route Nationale 6 et la voie ferrée PARIS-LYON-MARSEILLE, au bord de la Saône, la petite ville d'ANSE va vivre des événements exceptionnels pendant ces années terribles de 1939 à 1945. Au-delà de la guerre au quotidien, des restrictions, de la collaboration, des prisonniers, des morts au combat, un village de 1.700 habitants va se distinguer parfois comme acteur, le plus souvent comme victime. Avec la chance d'avoir eu pour témoigner, un reporter-photographe en la personne du docteur NOUGUIER.

Mai 40, déferlement des réfugiés du nord et d'Alsace-Lorraine qui fuient l'envahisseur.

19 juin 40, les combats de Montluzin stoppent l'armée allemande qui stationne alors chez nous. Des familles juives se cachent.
Février et décembre 40, hivers terribles. La débâcle des glaces de la Saône, rivière d'ordinaire si paisible, fait effondrer, deux fois, les échafaudages du pont en construction.

2 juin 42, premier parachutage de la région, d'instructeurs anglais pour la Résistance. L'un d'eux se pose à deux pas de la gendarmerie.
Les résistants, réseau Combat d'abord et F.T.P.F. ensuite se constituent et sabotent les moyens de communication ennemis.

1944, les événements se précipitent : en juin une jeune fille tuée à sa fenêtre, en juillet deux Ansois massacrés au Vercors, fin août cinq jeunes résistants fusillés, un gendarme abattu, un Allemand tué à coups de hache.

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28 août, les aviateurs Américains visent le pont du chemin de fer et bombardent le village : 22 victimes, c'est l'épouvante.
Les troupes allemandes refluent vers le nord : pillage. Les Mongols terrorisent et violent.
2 septembre, "libération" par les spahis de la 1ère Armée Française. Ils déminent le pont routier.
Le lendemain les trois ponts sautent et le clocher brûle. Les zouaves, avant-garde de l'Armée d'Afrique, livrent toute la journée, dans le village, leur premier combat depuis le débarquement de Provence. L'artillerie bombarde. Chars contre arrière-garde allemande. Nombreux prisonniers.
Tout cela pour notre petite ville !
Heureusement, elle n'est pas située au bord de la mer... nous aurions sûrement eu droit au débarquement...

Extraits tirés des 259 pages, avec illustrations parmi les 188 documents d'époque, dans les pages suivantes :

la vie quotidienne, le parachutage anglais, la résistance, le bombardement américain, le repli allemand, la résistance, les ponts, l'artillerie, les zouaves, le clocher en feu, le combat des chars, les dégâts, les prisonniers allemands, avis de recherche