EXPOSITIONS

GEOMUSEE a participé à trois expositions :

Célébration du cinquantenaire de l'Ordre des Géomètres-Experts
Dijon, 6 mai 1996
 
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Congrès National de l'Ordre des Géomètres-Experts
Lyon, 19-21 juin 2002
 

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FORMA URBIS, Lyon, 21 novembre 1997-22 avril 1998
Les plans généraux de Lyon du XVIè au XXè siècle
Archives municipales de Lyon, Le Grand Lyon, Agence d'Urbanisme de la Communauté Urbaine
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catalogue disponible aux Archives Municipales de Lyon
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pour visiter, suivre les galeries : galerie 1
LE GRAND PLAN PARCELLAIRE OU DE DETAILS
DE L'ENSEMBLE DE LA COMMUNE DE LYON, 1861-1970.
LA CONTRIBUTION DES GEOMETRES PRIVES.

Etablissement du plan

Pour établir un plan, il est indispensable de commencer par un canevas général pour terminer par le relevé des détails. Un plan est l'image réduite en projection horizontale de la portion du territoire représenté.

Triangulation

Le principe de la triangulation est la mesure sur le terrain des trois angles d'un triangle formé par des éléments stables. Il est aisé de compenser les angles observés, inévitablement entachés de petites erreurs, pour obtenir une figure qui se rapproche le plus possible de la perfection, leur somme étant toujours égale à 180°. Pour mettre à l'échelle cette figure, c'est-à dire pour que les longueurs sur le plan suivent rigoureusement, dans la même proportion, celles prises sur place, il suffit de mesurer un seul côté de la façon la plus précise possible. A l'aide de formules mathématiques simples les deux autres cotés sont calculés. Un autre triangle, contigu à celui ainsi défini, sera lui même déterminé grâce à l'observation angulaire des éléments manquants. Depuis l'invention du théodolite, il est matériellement beaucoup plus facile de mesurer des angles que des côtés de grande longueur, opération toujours délicate, surtout en terrain accidenté. La précision dépend en grande partie de celle de l'appareil qui est utilisé.
Bien entendu, les compensations sont plus ardues quand il faut tenir compte d'un grand nombre de triangles à calculer en bloc. Les calculs sont effectués à la main, en utilisant les logarithmes des nombres et des valeurs trigonométriques (sinus, cosinus, tangente) pris dans une table. De grands triangles qualifiés de premier ordre sont divisés en triangles plus petits de deuxième et troisième ordre. Les points ainsi définis en coordonnées, suivant un système de deux axes perpendiculaires, serviront de stations principales de polygonation. La stations est un point matérialisé au sol par un clou, un piquet ou autre repère, où l'appareil est installé sur son trépied, pour mesurer des angles.

Polygonation

La polygonation allie la mesure de l'angle au sommet que font deux côtés d'une ligne brisée, avec la mesure de la longueur de ces côtés. Un calcul permet de positionner les stations successives entre le point de départ et le point d'arrivée de la ligne brisée. L'appareil utilisé est soit le cercle d'alignement qui ne permet de mesurer que l'angle dans le plan horizontal, soit le théodolite qui permet en plus la mesure de l'angle vertical. Cet angle sera indispensable pour réduire à l'horizontale la mesure de la longueur des côtés prise suivant la pente du sol en terrain accidenté. Les longueurs sont mesurées au ruban d'acier de dix ou vingt mètres divisé en mètres et décimètres à l'aide de perforations et de rivets. Le cheminement principal relie deux points de triangulation. Deux cheminements principaux permettent ensuite le calcul, après observation des éléments : angles et longueurs d'un cheminement secondaire reliant une station de chacun d'eux. De proche en proche le territoire est recouvert d'un réseau de cheminements qui suivent le maillage des rues.

Lever des détails

Le lever d'un point de détail, par exemple un arbre ou l'angle d'une maison, est alors réalisé en abaissant à l'aide d'une équerre d'arpenteur, la perpendiculaire issue de ce point sur la ligne d'opération, en général parallèle aux façades, qui a été elle même relevée par rapport aux stations du cheminement polygonal. Le dessin à figurer sur le plan est représenté à main levée sur le croquis. Sont notées les cotes de rattachement : mesure de la perpendiculaire et celle de son point d'arrivée sur la ligne d'opération. Ce croquis est exécuté à l'encre de chine, d'abord sur une feuille de même dimension que le dessin final, puis, sans doute pour plus de commodité sur le terrain, il est réalisé sur un carnet de poche.

Dessin du plan

Il faut enfin procéder au dessin ou report (ou rapport dans les textes d'époque), à l'échelle du 1/500 soit 0,002 mètre par mètre. On utilise pour cela une feuille de papier entoilé au format grand aigle (1,00 x 0,60 m). Cette feuille est quadrillée avec un soin extrême en carrés de 10 cm, à l'aide d'un compas à verge et d'une règle graduée en métal pour assurer l'orthogonalité des lignes horizontales et verticales. Une feuille bien quadrillée sert, par piquage, à la préparation des suivantes. Les lignes d'opération qui ont été calculées (cheminements polygonaux), sont mises en place grâce aux coordonnées de leurs sommets à l'aide du quadrillage. Celui-ci est repérée par sa distance à la méridienne qui passe par le sommet du dôme de l'Hôtel de Ville pour les horizontales et par sa distance à la perpendiculaire à la méridienne au même point pour les verticales. Les lignes d'opération principales sont reportées et cotées à l'encre. Les points de détail sont ensuite mis en place à l'aide des mesures notées sur le carnet correspondant. Il reste ensuite à joindre les points de détail entre eux s'il s'agit par exemple d'une façade de maison et de dessiner les autres détails : arbres, bancs, escaliers, etc., le tout à l'encre de chine en bâton, tournée et délayée, à l'aide du tire-ligne et à la plume Brandauer. La largeur des rues et des trottoirs est indiquée. Certaines parties sont teintées au lavis : les constructions en carmin, les fleuves en bleu. Les noms de rues, les numéros de voirie des maisons et un numéro attribué à chaque parcelle de la feuille, sont inscrits. La minute ainsi terminée ne sera pas mise à jour. Elle est conservée en l'état au Service de la Voirie. Une copie sur calque cuir et une autre sur papier fort seront les seules à bénéficier des modifications au fur et à mesure des mises à jour. Sur la copie papier, la mise à jour sera reportée avec une encre de couleur différente à chaque fois, en surcharge, sans que soient effacés les états précédents.

Repérage

Une trame formée de rectangles, de cinq cents mètres de longueur et trois cents mètres de largeur, a été appliqué au territoire de la ville. Elle est reprise de travaux de 1855- 1857 de Claude Dignoscyo pour le plan en 61 feuilles des Brotteaux-Guillotière. Si la numérotation des feuilles de ce lever était locale, celle du plan général est continue. Les rectangles sont au nombre de seize numérotés d'ouest en est pour la première ligne. La numérotation se poursuit dans le même sens pour les trente lignes suivantes du nord au sud. Seules quelques unes, situées en bordure est et ouest ne respectent pas cet ordre strict, les numéros ayant été pris dans ceux non utilisés des feuilles situées en dehors du périmètre de la Ville sur la même ligne horizontale. L'ensemble représente 480 numéros matricules, dont seulement 342 feuilles ou parties de feuilles sont utilisées en 1894 et 381 aujourd'hui. Les nouveaux agrandissements de la ville ont nécessité l'emploi de numéros bis, sauf pour La Duchère et Saint-Rambert où le principe d'origine a été appliqué, mais du sud au nord, en commençant par le n° 500.

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